Trajectoires d’hébergements touristiques : maintien/cessation de l’activité, mise en friche et reconversion

Le manque de littérature scientifique sur les friches touristiques n’est pas le reflet de l’absence de ce phénomène. L’identification et la reconstitution des trajectoires de 1500 enseignes hôtelières, associées à quelque 760 bâtiments hôteliers, et 200 hébergements à forte emprise spatiale (campings, parcs résidentiels de week-end, centres de tourisme social…) dans une sélection de territoires wallons (vallées de la Semois et de l’Ourthe et Entre-Sambre-et-Meuse) a mis en évidence un déclin important et la « sortie de route » de nombreux hébergements touristiques. La digestion, par le territoire, de ces
infrastructures ayant perdu leur fonction touristique prend du temps voire n’a pas encore abouti pour certains d’entre eux dans le cadre réglementaire actuel. Plusieurs facteurs ont été identifiés pour expliquer la décroissance presque continue de l’offre hôtelière
depuis 1960-1965 et, depuis 1990, de l’offre des hébergements à forte emprise spatiale. Parmi ceux-ci, on retrouve des évènements climatiques (inondations notamment), des évolutions à l’échelle internationale (crises financières, vols low cost, diminution de la durée des séjours…), des normes et législations contraignantes (normes incendie par exemple), mais aussi des éléments propres aux hébergements (infrastructures vieillissantes, absence de continuité familiale…). À une échelle plus fine, des éléments de géographie et de typologie hôtelières ont également été identifiés. Ceux-ci influencent
les trajectoires de ces hébergements et leur potentielle reconversion après arrêt de la fonction touristique.
Des recommandations ont pu être établies à partir de ces observations et analyses ainsi que grâce aux échanges menés avec douze acteurs de terrain (administration wallonne, communes, CPAS, maisons
du tourisme, hôtels, camping et fédération wallonne de camping).

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