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Des outils au service de l'acceptabilité sociale des projets d'urbanisme ou d'aménagement du territoire (R.3)

La réduction de l’artificialisation des sols et la concrétisation de la transition énergétique nécessitent des interventions sur le tissu bâti dans des contextes complexes (intensification et requalification/densification des centralités) et des investissements en infrastructures (production, transport et stockage d’énergie) qui doivent trouver place sur le territoire.

Or, en Wallonie, nombreux sont les projets d’urbanisation ou d’aménagement du territoire qui ne parviennent pas ou tardent à se concrétiser en raison de diverses oppositions citoyennes. Celles-ci peuvent prendre des formes multiples (pressions, recours…) qui mènent parfois au refus du permis ou à l’abandon du projet par son porteur. Ceci malgré les processus participatifs mis en place au cours du projet ou les mesures plus générales de sensibilisation à un aménagement du territoire durable existant par ailleurs. 

Même si sa définition reste en débat, la notion d’acceptabilité sociale est régulièrement avancée par différents acteurs du développement territorial pour son intérêt à éclairer des dimensions parfois mésestimées dans la mise en œuvre de projets (acceptabilité des technologies, acceptabilité des politiques, acceptabilité des installations…).  

La recherche propose ainsi : 

  • de développer cette notion d’acceptabilité sociale des projets, ses diverses déclinaisons et les facteurs à l’origine de celle-ci en recourant à une revue des travaux scientifiques existants,  
  • d’étudier les facteurs d’opposition et de blocage, propres aux projets d’envergure en matière de densification des centralités et d’infrastructures liées à la transition énergétique, 
  • de préciser les différents outils de sensibilisation et de participation citoyenne qui visent à améliorer l’acceptabilité de ces projets,
  • d’amener des pistes de réflexion en vue de favoriser l’acceptabilité sociale de ces projets. 

Concrètement, la recherche a été envisagée sur une durée de deux ans. En 2020 la CPDT a focalisé ses travaux sur l’acceptabilité des projets de densification des centralités et l’équipe de recherche a produit les résultats suivants :

  • Un état de l’art sur l’acceptabilité sociale en général et sur l’acceptabilité sociale des nouvelles formes d’urbanisation dense
  • Une approche des problèmes d’acceptabilité sociale des projets de densification des centralités en Wallonie et des tentatives de solution expérimentées à travers la perception des acteurs concernés
  • Une analyse des dispositifs (institutionnalisés ou spontanés) susceptibles d’apporter des éléments de réponse aux problèmes d’acceptabilité
  • Des premières recommandations concernant l’acceptabilité des projets de densification des centralités

Il est proposé pour 2021 de poursuivre le travail entamé en approfondissant certains aspects abordés en 2020 et en élargissant la notion d’acceptabilité pour les projets d’infrastructures associés à la transition énergétique: 

  1. Approfondissement de questions pertinentes associées à la thématique 2020 relative à la densification des centralités, pour étayer les recommandations;
  2. Acceptabilité des projets d’infrastructures associées à la transition énergétique;
  3. Elaboration des recommandations finales;
  4. Echanges avec l’équipe « Formation » en vue de la création d’un module consacré à l’acceptabilité sociale des projets d’urbanisme. 

 > Le rapport scientifique et les annexes de la première année de recherche (2020)

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